A cheval            

entre deux mondes            

Voyage d'un moine flamand         

en terre mongole

     Pour réaliser ce spectacle, Alvina Langlais a imaginé avec les enfants un récit musical évoquant le voyage du moine Guillaume de Rubrouck missionné par Saint Louis jusque Qaraqorum, capitale de la Mongolie.

Avec la collaboration indispensable des professeurs motivés, le collège Marie Curie s’appropria la musique, le collège Charles de Foucauld le chant et le jeu, le collège Lucie Aubrac réalisa les décors et les accessoires et le Centre social Boilly s'employa à la réalisation des masques de ces jeunes musiciens.

      Ma mission au sein du projet consista à réaliser une narration visuelle pouvant accompagner l'interprétation musicale et la mise en scène d' A cheval entre deux mondes.

L'histoire de Guillaume de Rubrouck repose sur la possible cohabitation avec l'Autre et l'Ailleurs.

 

Des plaines flamandes aux steppes mongoles, il y a des millions de pas. Il s'agissait alors de rendre hommage au voyage entrepris, pas après pas, bien plus que d'évoquer la finalité du périple.

J'ai fait la tentative de mettre les trajets imaginaires que je crée au service de ce voyage autant physique que spirituel, d'évoquer le cheminement parcouru par le biais de mes images.

Sur scène, dessin et couleur deviennent mobiles et évoluent dans un élan commun à celui de la musique, par vidéo-projection à la surface du livre géant réalisé par Christian Leman.

A travers l'espace du livre, j'invite le spectateur à un voyage mental où l'instrument intervient comme un protagoniste de l'histoire.

Le périple visuel s'articule autour de motifs faisant référence à deux esthétiques à priori bien distinctes : celle des Flandres avec ses plaines, son ciel bas, ses briques rouges et ses monticules de charbon et celle de la Mongolie, avec ses montagnes, ses yourtes, ses chevaux et son horizon bleue.

Si le trajet se compte bien en millions de pas, il suffit d'un seul coup d'oeil pour qu'une église se métamorphose en temple mongole, et avec elle, toute idée préconçue sur ce lointain qui nous paraît inaccessible, étranger et pouvant parfois nous faire un peu peur.